par Giselda Vagnoni
ROME, 20 janvier (Reuters) - Le régulateur italien des
télécoms a annoncé qu'il s'opposait au plan de scission du
réseau fixe de Telecom Italia (TIM) TLIT.MI dans un avis qui
constitue un revers pour l'opérateur qui tentait de répondre aux
demandes en faveur d'un tel mouvement.
Le groupe italien, qui suscite de fortes tensions entre ses
deux principaux actionnaires, le français Vivendi VIV.PA et le
fonds Elliott, est depuis des années sous la pression d'acteurs
politiques, de régulateurs et de rivaux italiens afin de séparer
et d'améliorer son réseau, évalué à 15 milliards d'euros par les
analystes.
Avant d'être évincé en novembre, l'ancien patron de TIM,
Amos Genish, avait présenté un plan visant à transformer le
réseau en une société distincte entièrement contrôlée par le
groupe. Mais le régulateur italien des communications (AGCOM) a
formulé un avis négatif au projet dans la mesure où TIM
continuerait d'exercer un pouvoir significatif sur le marché.
Dans un document publié sur son site internet, AGCOM a
annoncé l'ouverture d'une consultation publique de 45 jours sur
le plan, dont les résultats l'aideront à prendre une décision
définitive au cours des prochains mois.
Un porte-parole de TIM a refusé de commenter ces annonces.
Le premier groupe de téléphonie italien donne accès à son
réseau à ses rivaux - tels que Vodafone VOD.L et Wind and
Fastweb SCMN.S - mais leur fait aussi concurrence lorsqu'il
vend ses propres services à ses clients.
L'AGCOM a souligné que le plan de TIM lui permettrait garder
le contrôle de la nouvelle société de réseau envisagée et que le
groupe serait ainsi en mesure de favoriser ses propres sociétés
au détriment de ses rivaux.
La pression sur TIM sur la mise à part de son réseau s'est
accrue après la nomination d'Amos Genish à sa tête en septembre
2017 sur décision de Vivendi, premier actionnaire du groupe avec
24% du capital. L'influence grandissante du groupe français
n'est pas du goût du gouvernement italien.
Depuis son arrivée au pouvoir en juin, l'exécutif italien a
placé la création d'un réseau haut débit rapide au cœur de sa
politique industrielle. Il est en train de prendre des mesures
pour créer un réseau unique dans le pays qui pourrait combiner
les actifs de TIM et ceux de son rival Open Fibre.
Luigi Gubitosi a été nommé au poste d'administrateur délégué
de TIM en novembre.
(Benjamin Mallet pour le service français, édité par Danielle
Rouquié)
TIM-Le régulateur s'appose au projet de séparation du réseau
information fournie par Reuters 20/01/2019 à 18:33
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